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INFO R M C DU MARDI 05 JANVIER
Les syndicats font front
commun avant la grève du 29 janvier
Le 05/01/2009 à 14h51 GMT
PARIS (Reuters) - Les syndicats français ont affiché lundi leur
unité et présenté leurs revendications communes pour l'emploi et le pouvoir
d'achat en vue de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 29
janvier.
Les organisations syndicales CGT, CFDT, CFTC, Force ouvrière,
Unsa, Solidaires, FSU et CFE-CGC s'étaient réunies lundi matin au siège de la
CFE-CGC, à Paris, pour élaborer ce texte décrit par Gérard Labrune, secrétaire
général du syndicat des cadres, comme le "fondement" de la mobilisation.
"Le 29 janvier est une étape qui
va médiatiser et nous l'espérons fortement mobiliser les salariés", a dit le
responsable de la CFE-CGC, qui a prédit "une suite" au mouvement.
Sans se donner d'objectifs chiffrés, les syndicats ont dit
attendre beaucoup de cette journée, qui mettra un terme à un mois de janvier
chargé socialement.
Des arrêts de travail, manifestations et rassemblements sont
prévus un peu partout en France et un bilan sera tiré lors d'une nouvelle
réunion de l'intersyndicale, le 2 février.
"Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de
l'emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une
politique de relance économique", dit le texte des huit syndicats, qui mettent
en avant "leur responsabilité d'agir en commun (...) pour obtenir des mesures
favorables aux salariés."
Cette "urgence" concerne principalement le "maintien des
emplois", des salaires et du pouvoir d'achat, ont-ils fait valoir, alors que
les suppressions de postes et les recours au chômage partiel se sont
multipliés en fin d'année 2008.
Dans un contexte marqué par une forte hausse du nombre de
demandeurs d'emploi en novembre, le gouvernement a augmenté le 30 décembre,
par arrêté, le nombre d'heures indemnisables dans le cadre du chômage partiel
pour le porter de 600 à 800 heures et à 1.000 heures dans le textile et
l'automobile.
HAUSSE DES REVENUS MODESTES
De nombreuses entreprises, notamment dans ces deux secteurs, y
ont eu recours en décembre et les syndicats réclament des négociations
préalables à la mise en oeuvre de ce dispositif ainsi qu'au versement des
aides publiques.
Sur la question des salaires, la déclaration commune demande
une hausse des revenus les plus modestes - notamment des retraites et des
minima sociaux - ainsi que des négociations salariales "pour assurer au moins
le maintien du pouvoir d'achat".
Parmi les autres propositions ou revendications figurent
notamment l'abandon des 30.000 suppressions de postes prévues dans la fonction
publique ou le retrait de la proposition de loi sur le travail dominical, dont
l'examen par les députés a été reporté au 15 janvier.
Selon Gabrielle Simon, secrétaire générale adjointe de la CFTC,
il était "vraiment important que nous puissions être une force de proposition
(...) de faire en sorte que les salariés ne soient pas ceux qui subissent sans
rien pouvoir faire".
"C'est un espoir pour les salariés et pour le syndicalisme qui
sait trouver son unité dans les moments graves", a pour sa part estimé Jean
Grosset, son homologue à l'Unsa, interrogé sur cette unité exceptionnelle,
malgré les divisions actuelles sur la réforme de l'assurance chômage.
Grégory Blachier, édité par Yves Clarisse
voyageur24@orange.fr